N°97 - A La Dérive (Bilan Final)

A la dérive, cet espace devenu impersonnel, une nouvelle fois.
A quoi bon s'évertuer à tenir un jardin secret si c'est pour en garder la porte indubitablement close?

***

Je change.
Top pour certains, pas assez pour d'autres.
Qu'importe au fond.
"Chacun sa route, chacun son chemin", comme le disait la chanson.
La vie continue, donc, et de nouveaux buts et objectifs se profilent.

Je vieillis, au fil des jours et de mes expériences, mes envies changent, et certains de ce qui étaient mes besoins appartiennent ainsi à un passé définitivement révolu.
Ecrire, pour quoi faire, en fait, si ce n'est que pour déverser des tas d'hésitations, d'idées noires, du négatif, encore et toujours?
Comme si je ne savais faire que ça.
Eh bien non, c'est fini.
Ce blog, cette période, tout ça.

Bref, un joyeux bordel, en somme.
Un Sweet Chaos à la dérive, dans cet univers virtuel, où rien ne se perd, rien ne se crée et où tout ne fait que se transformer.

Je serais de retour prochainement, dans un nouvel ailleurs, un nouvel univers, entre futilités et billets d'humeurs.
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# Posté le jeudi 26 novembre 2009 15:55

N°96 - Anyone Else But You

L'optimisme.

Tu te regardes dans le miroir, démaquillée, sans aucun artifice.
Tu souris à ton reflet, tu souris au soleil, au monde et à ta vie qui avancent et s'épanouissent chaque jour un peu plus.
Tu savoures la moindre chose, du carré de chocolat noir à la framboise aux messages qu'il t'envoie.

Comme si dans ton for intérieur, quelque chose s'était réveillé, quelque chose qui restait enfoui depuis tellement longtemps.

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# Posté le mardi 28 avril 2009 13:44

Modifié le dimanche 03 mai 2009 09:06

N°95 - Won't Close My Eyes


J'écris, j'efface, je ré-écris, et inexorablement, le curseur recule au fil des lettres qui disparaissent.
Un jour, pas si lointain, j'ai perdu l'inspiration.

Il parait que la page blanche est la hantise de tout écrivain.
Soit j'ai passé une étape, et peut me considérer comme écrivain (sic).
Soit j'ai régressé, de la fille drôle à l'imagination débordante à une fille morne comme tant d'autres.
Je préfère ne pas me prononcer.
Je craindrais presque la prochaine régression, à savoir le retour au langage sms...

It's all around, getting stronger
Coming closer, into my world
I can feel that it's time for me to face it
Can I take it ?

# Posté le vendredi 20 février 2009 18:10

N°94- Vague de Froid (article défouloir du soir - pour la rime- )

Mesdames, messieurs Bonsoir.
A la une ce jeudi 15 janvier, la vague de froid qui envahit la France depuis 10 jours maintenant.
Elle s'insinue en chacun de vous, vous glace les os jusqu'à la moelle.
Une épidémie de mélancolie se répand peu à peu sur le territoire.
Les chiffres sont édifiants.
Faites attention, aucun vaccin efficace n'a pour le moment été mis au point.
Préservez vous.

Je ne sais pas ce qui me dérange le plus, au fond.
L'état actuel des choses ou la mélancolie inhérente aux résurgences du passé.

Je ne pense plus à rien, faute de temps.
Je fonce toujours tout droit.
Je n'ai pas le temps d'éviter les murs.
J'encaisse.

Et quand enfin, je prends le temps de m'écouter, je culpabilise.
Dans quel enfer suis-je entrée...?

Réaliser qu'on change dans un monde en perpétuelle évolution.
Chercher des repères qui ne sont plus.
Se demander ce qu'on fout là, dans ce bordel, au fond.

Merde.
Je voudrais une hibernation, en CDI, puisqu'il n'y a plus que ça qui compte, en ces temps de crises.
J'veux du bonheur, d'la vie en rose, des bonnes résolutions que je ne tiendrais de toute façon pas, et des sourires, encore et toujours.
D'la joie d'vivre, de l'insouciance et de l'innocence.
J'veux pas réaliser, j'veux plus penser par moi-même.
J'veux qu'on m'foute la paix, j'veux réaliser que j'suis seule, parce qu'au fond, c'est la seule chose qui m'apaise.

Bonsoir, je suis asociale et je vous emmerde.


# Posté le jeudi 15 janvier 2009 15:36

N°93- Inside My Head (la la la la)


Reckoner, ma musique mélancolie à moi.
Je ne saurais pas l'expliquer.
J'entends juste le début, le moment où la mélodie l'emporte sur le reste, et immédiatement, les larmes montent.
Mon inconscient me joue des tours, visiblement.

Tu es dans ton train, le baladeur en mode 'Repeat One'.
La 'one', en l'occurrence, c'est Reckoner.
Tu regardes, ou plutôt tu vois, le paysage qui défile au dehors.
Les lumières qui dansent la sérénade en mode accéléré dans la nuit noire.
Tu inspires profondément.
Spleen.
Baudelaire l'aurait aimé, cette chanson.

Tu as l'impression d'être l'héroïne d'un film.
Tu avances, tu cours, tu respires, tout au son de la même chanson.
Le film, c'est ta vie, avec Reckoner en B.O.
Comme si tout prenait un sens avec une musique judicieusement choisie.


# Posté le mercredi 24 décembre 2008 05:45